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handicap c est quoi?

Le Handicap

On vous renvoie à " 1995 - Encyclopdia Universalis France S.A. ", c'est long mais il y a des choses intéressantes.

HANDICAPS

Qu'est-ce qu'un handicap ? Qu'est-ce qu'un handicapé ? Même les termes sont ambigus, mal définis, ou, si les définitions paraissent claires, elles se révèlent souvent insuffisantes dans la pratique. En France, d'après la loi du 23 novembre 1957, est considéré comme travailleur handicapé " toute personne dont les possibilités d'acquérir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite d'une insuffisance ou d'une diminution de ses capacités physiques ou mentales ". D'après la Classification internationale des handicapés, on nomme ainsi : " toute personne souffrant d'une déficience – aspect lésionnel – ou d'une incapacité – aspect fonctionnel – qui limite ou interdit toutes activités considérées comme normales pour un être humain. "

Bien qu'imprécises et décevantes, ces définitions marquent une évolution certaine dans l'attitude de la société à l'égard de la personne handicapée.

Evolution des attitudes

Le terme de personnes handicapées a remplacé ceux d'infirmes, d'anormaux, d'aliénés, de retardés, d'inadaptés, etc. L'évolution des attitudes à l'égard des intéressés s'est faite de façon lente et discontinue, mais va peu à peu dans le sens du droit à la vie et à la dignité.

Si, à l'époque des Lacédémoniens, on supprime les nouveau-nés malformés, les Anciens se contentent plus généralement de laisser agir la sélection naturelle. Pendant de nombreux siècles, il revient donc aux familles, aux clans, aux voisins, de s'occuper des malades, des personnes âgées ou inaptes au travail. Les solitaires, ceux dont la famille fait défaut, et qui ne peuvent subvenir à leurs besoins, trouvent faute de mieux une sorte d'issue dans la mendicité.

Au Moyen آge, tandis que l'ةglise brûle fous et sorciers qu'elle considère comme possédés, on assiste à la création d'œuvres charitables. En 1400 environ, les Frères de la Merci créent des " asiles " destinés aux mendiants, aliénés, vagabonds, etc. Au XVIIe siècle, saint Vincent de Paul ouvre une institution pour les enfants abandonnés. Plus tard, l'abbé de l'ةpée éduque les sourds, Valentin Haüy se consacre aux aveugles, C. Itard et I. Seguin aux arriérés.

La fin du XIXe siècle marque un tournant dans le statut social du handicapé, qui va évoluer vers la forme que nous lui connaissons : mieux armée grâce à l'anatomopathologie et à la bactériologie, la médecine maintient en vie de plus en plus de sujets fragiles. En même temps, comme l'a montré Michel Foucault dans La Naissance de la clinique  (1963), la maladie tend à devenir conceptuellement isolable et matériellement manipulable, indépendamment de la personne du malade ; le handicap commence à exister comme un objet, au point que sa prévalence masque aux yeux du médecin le sujet qui en est porteur.

En France, en 1898, la loi sur la réparation des accidents du travail, est une des premières lois à assurer la protection sociale des travailleurs. Dans les pays belligérants, la Première Guerre mondiale laisse un groupe de mutilés vis-à-vis de qui la collectivité se sent responsable. Les lois concernant les mutilés de guerre stipulent des emplois réservés (1916), la rééducation (1918), l'emploi obligatoire (1924). La Seconde Guerre mondiale, qui isole le Royaume-Uni, l'oblige à élaborer une doctrine connue depuis sous le nom de rapport Tomlinson (1941-1943) et à mettre au point toute une série de techniques de " réhabilitation " des handicapés. Dès lors, parallèlement à l'extension des actes d'indemnisation va se développer rapidement, dans le monde entier, l'action de réinsertion socioprofessionnelle qui passera ouvertement au premier plan.

Intégration sociale des handicapés

Les diverses voies de reclassement prennent le pas sur l'assistance pécuniaire : l'évolution des lois sur les mutilés de guerre, les actions d'indemnisation, de réparation, de compensation sont complétées par celles de reclassement, de réadaptation fonctionnelle, de rééducation ou formation professionnelles. Dans les déclarations et conventions des droits de l'homme, les droits des handicapés à l'égalité juridique, économique, à la dignité, à l'éducation, à l'enseignement et l'apprentissage, au travail, etc., sont explicitement énoncés. " Le handicapé a essentiellement droit au respect de sa dignité humaine ", déclare l'Organisation des Nations unies en 1975.

La société s'efforce donc de trouver un mode d'insertion convenable pour les handicapés.

Problèmes propres aux divers handicaps

Toute déficience peut varier en fonction du milieu qui entoure la personne handicapée, milieu défini notamment par les conditions familiales, la qualité de l'habitat, le niveau socio-économique, la législation, le niveau de développement du pays.

Selon le handicap, son siège ou sa cause, les lois peuvent être fort diverses dans un même pays. En France, par exemple, la législation fut assez efficace en ce qui concerne les mutilés de guerre ou les accidentés du travail, mais l'aide concrètement fournie aux grands invalides, aux grands arriérés, comme à l'enfance inadaptée, a longtemps été insuffisante. Les termes de déficience, d'incapacité, de désavantage ont été ainsi définis. Il faut considérer d'une part leurs divers degrés d'intensité, qui peuvent varier du plus léger, laissant une relative indépendance, au plus grave nécessitant constamment une aide, et d'autre part leurs différentes durées, englobant les notions de permanence, de curabilité et de récupération.

Et d'ailleurs, à partir de quel seuil commence le handicap ?

On a l'habitude de distinguer quelque peu arbitrairement, de façon incomplète et non limitative, diverses catégories typiques de handicaps selon leur nature : handicaps sensoriels (aveugles et amblyopes, sourds et mal entendants...), moteurs (amputés, paralysés, victimes d'une malformation...), mentaux et psycho-affectifs, handicaps par suite de maladie interne chronique (cardiaques, rhumatisants, hémophiles, diabétiques, asthmatiques...), vieillissement, handicaps sociaux.

Handicaps sensoriels

La cécité et la surdité sont deux déficits très différents qui entraînent de la part de l'entourage des réactions diverses. Environ 70 millions de personnes dans le monde sont touchées par ces déficits.

Handicaps moteurs

Les handicaps moteurs constituent une catégorie très hétérogène puisqu'on y range les amputations, les atteintes neurologiques centrales et périphériques, les affections musculaires ou ostéo-articulaires. Ils touchent en France près de 2 500 000 personnes.

Diverses par leur origine, les déficiences motrices le sont également par les réactions qu'elles suscitent. ہ incapacité égale, le " paralysé " sentira planer autour de lui une certaine méfiance, alors que l'amputé ne se verra pas demander plus qu'il ne peut faire. Mais en contrepartie il provoquera, plus que le paralysé, un sentiment de gêne et de malaise lié à la mutilation et au symbolisme qui s'y rattache. Chez les mutilés de guerre, la gloire des champs de batailles ne suffit pas toujours à auréoler les cicatrices du grand invalide, qui peut rester un handicapé inquiétant, voire repoussant.

Le malaise vis-à-vis de certains handicaps moteurs naît aussi de la méconnaissance des accidents neurologiques qui en sont la cause. Le tableau de l'hémiplégie est relativement familier, surtout chez le vieillard hypertendu ; ou celui de la paraplégie, que la fréquence des accidents de la circulation (causant des sections de la moelle épinière) a rendu tragiquement quotidien. De même les séquelles de poliomyélite sont facilement identifiées. Mais le public ne connaît pas les manifestations cliniques des maladies dégénératives du système nerveux central (telles les dégénérescences spino-cérébelleuses) ou de l'infirmité motrice cérébrale (I.M.C.). Les troubles de la motricité volontaire sont dus à une encéphalite de la petite enfance, à un accouchement difficile, à une incompatibilité sanguine. Les handicaps se traduisant par un déficit sont moins mal tolérés par l'entourage que ceux qui causent l'hypermobilité : un tremblement, un mouvement anormal, dans ce qu'ils ont d'inattendu, surprennent, inquiètent, souvent rebutent. Devant un être agité de mouvements anormaux, désordonnés, contorsionnant ses membres, bavant parfois, il est difficile de penser que son intelligence est conservée et qu'il est capable d'acquisitions. Cependant, " l'I.M.C. a, par définition, une intelligence normale " (G. Tardieu), et la débilité constatée chez certains n'est qu'un handicap surajouté qui n'a pas nécessairement la même origine que l'atteinte motrice. Il est important de discerner ce qui, dans un handicap donné, confère à celui-ci un potentiel d'évolution ; ce potentiel est positif dans les cas d'I.M.C., où l'enfant va faire des progrès ; il est moins positif, voire franchement négatif, dans les atteintes dégénératives. ہ cet égard, il n'y a pas que des atteintes neurologiques : dans les myopathies et les myasthénies, c'est le système musculaire qui est atteint ; ceux qui en sont affligés voient se réduire inexorablement le champ de leur motilité, on parle maintenant de mobilité réduite.

Handicaps mentaux

Les handicapés mentaux sont de ceux qui peuvent être mal tolérés, lorsqu'ils font assez de progrès pour se réinsérer dans une vie active. Un malade emmuré dans son délire est relativement bien accepté puisqu'on peut l'ignorer et par là s'en préserver. Mais il inquiète s'il s'efforce de sortir de l'imaginaire et de la ségrégation.

La débilité pose des problèmes d'ordre curatif et d'ordre préventif.

Aux confins du handicap mental et de la maladie chronique, on trouve l'épilepsie. Si l'on en juge par les réactions, tout à fait disproportionnées, du public, il faut croire que la crainte de la possession démoniaque est toujours vivace ; et les troubles du caractère, associés dans un grand nombre de cas à la comitialité, pour indéniables qu'ils soient, ne peuvent qu'être renforcés par l'attitude défiante et même hostile de la société.

Handicaps physiques liés à une maladie chronique

Autrefois, le handicap consécutif à la tuberculose pulmonaire était triple : barrière sociale contre une maladie contagieuse, séquelles invalidantes avec réduction de l'oxygénation et souvent de la musculature, précautions désocialisantes contre la rechute. Depuis l'utilisation courante des antibiotiques, la tuberculose n'est plus source de handicap. En revanche, certaines bronchites chroniques aboutissent parfois à des insuffisances respiratoires chroniques qui représentent un handicap grave ; c'est aussi le cas de l'emphysème, de l'asthme et des pneumonies aiguës.

Le diabète peut être considéré comme un handicap en ce qu'il assujettit l'individu à un rythme de vie régulier, à un régime alimentaire strict, à la prise de médicaments indispensables, parfois à l'injection quotidienne d'insuline ; au surplus, le diabétique est un être qui se défend mal devant les agressions physiques, biologiques ou microbiennes.

L'hémophilie était dans la plupart des cas mortelle il n'y a pas si longtemps encore. On a aujourd'hui réussi à permettre aux enfants hémophiles d'occuper, à l'âge adulte, une place normale dans la société.

Les maladies cardiaques ne sont plus aussi invalidantes qu'autrefois, grâce aux progrès de la thérapeutique, qu'il s'agisse de prothèses synthétiques (valve, pace-maker ) ou organiques (greffe de vaisseaux, voire greffe du cœur).

Les affections rhumatismales chroniques ne sont pas toujours très bien jugulées par les thérapeutiques. C'est le cas de la polyarthrite chronique évolutive qui finit par restreindre l'activité tout autant qu'une atteinte motrice.

Evolution de la situation juridique et sociale

Après un certain nombre de textes parcellaires, une loi d'orientation en faveur des personnes handicapées a été votée le 30 juin 1975. Abordant un grand nombre d'aspects de leur situation, elle a été suivie de très nombreux décrets d'application en 1978. Elaborée en étroite concertation avec les principales associations des intéressés et de leurs familles, cette loi, qui détermine la situation juridique et sociale des personnes handicapées, a fait avancer la solution d'un certain nombre de problèmes. Toutefois, d'autres subsistent qui n'ont pas été résolus et des questions de fond doivent être posées.

La loi apporte un certain nombre d'améliorations et de clarifications :

  • Elle définit le handicap comme " physique, sensoriel ou mental ".

– Le législateur a clairement affirmé que l'intégration sociale de la personne handicapée était l'objectif général des politiques sociales. Mais il n'a pas adopté une conception maximaliste de l'intégration ; il a au contraire affirmé qu'à côté de l'intégration individuelle dans les milieux ordinaires, scolaire, professionnel, et dans l'habitat, des solutions spécialisées demeuraient justifiées. La loi du 10 juillet 1987 oblige les entreprises de plus de vingt salariés à employer au moins 6 p. 100 d'handicapés ou verser une contribution au fonds de développement pour l'insertion professionnelle des handicapés.

– Sur le plan scolaire, le législateur a prévu que l'éducation spécialisée pourrait commencer avant et se terminer après l'âge de la scolarité obligatoire.

– L'intégration en milieu professionnel ordinaire est également recherchée. L'objectif est de favoriser l'intégration en milieu ordinaire sans pénaliser ceux qui ne peuvent y être insérés, de conférer aux plus faibles des garanties de ressources suffisantes sans décourager l'incitation à l'effort.

– Enfin, la loi du 13 juillet 1991 comporte diverses mesures destinées à favoriser la vie sociale : l'accessibilité aux personnes handicapées des locaux d'habitation, des lieux de travail et des installations recevant du public concernant les bâtiments construits et à construire. Les dispositions concernant les transports restent encore limitées. Des réseaux de transports spécialisés pour les handicapés ou pour les personnes à mobilité réduite se sont développés dans différentes villes, davantage que les aménagements des véhicules et des gares d'accès.

La participation des personnes handicapées à la vie sociale est moins réduite qu'il y a une dizaine d'années. Contrairement à une opinion répandue, elle semble au moins aussi aisée en milieu urbain qu'en milieu rural ou dans de petits centres. L'habitat des adultes handicapés s'enrichit de diverses modalités de résidences ordinaires assistées ou non assistées.

Malgré cela, on doit constater que divers problèmes sont encore loin d'être pleinement résolus.

Les problèmes non résolus

Les lois votées en 1975, 1987 et 1991 apparaissent comme l'aboutissement de réflexions antérieures et comme le point de départ d'évolutions nouvelles ; cependant, une législation dans le domaine social ne peut qu'être en retard de quelques années sur les problèmes réellement posés dans la pratique. Dans la situation économique que l'on connaît, un grand nombre de besoins restent insatisfaits ou se révèlent comme tels au fur et à mesure que d'autres besoins apparaissent. Pour ces raisons, de nombreux problèmes demeurent actuellement non ou mal résolus. On ne pourra ici qu'en relever sommairement quelques-uns.

– Le décret d'application de la loi d'orientation de 1975 définit l'accessibilité  (encore insuffisante) : " L'accessibilité consiste à permettre aux personnes handicapées à mobilité réduite de pénétrer dans l'installation, d'y circuler, d'en sortir dans les conditions normales de fonctionnement et de bénéficier de toutes les prestations offertes au public en vue desquelles cette installation a été conçue et qui ne sont pas manifestement incompatibles avec la nature du handicap.

– Dans les institutions ou dans les services, la technicisation et la parcellisation des interventions s'accompagnent de la multiplication des spécialistes et des intervenants auprès d'une même personne. ہ côté d'aspects positifs (meilleure satisfaction de besoins diversifiés ; non-dépendance par rapport à une ou à un très petit nombre de personnes), ce mouvement comporte des risques. La rigidification des statuts corporatifs conduit à la défense des intérêts des intervenants plus que des handicapés eux-mêmes. La professionnalisation des interventions est liée à une multiplication des aides qui fait craindre à certains que ne se développe une " assistance " dépassant les besoins d'aide nécessaires.

– Depuis quelques années, on assiste au développement de la notion d'autonomie, mais l'ensemble des éléments existants est encore insuffisant pour que toute personne handicapée quittant un établissement hospitalier ou de rééducation ou bien un foyer de vie puisse choisir le style de vie qui lui convienne. En particulier, les services d'auxiliaires de vie sont saturés et les transports adaptés insuffisants. Grâce à l'imagination de divers promoteurs, le retour et le soutien à domicile sont devenus une réalité, mais la répartition des financements et la réglementation administrative de ces réalisations sont mal définies.

Il est de fait que, sur ces problèmes, les conceptions du plus grand nombre de représentants des handicapés ou de leurs familles et de représentants des professionnels spécialistes des affections mentales sont aujourd'hui divergentes. Les premiers acceptent une législation qu'ils ont voulue et demandent simplement son application et son amélioration. Les seconds contestent ses principes mêmes, l'estimant créatrice ou aggravatrice du handicap. Imputant souvent à l'organisation sociale la cause de situations dont l'étiologie est pourtant extrêmement variée, ils veulent une aide qui ne soit pas une assistance, mais n'ont pas proposé jusqu'à présent un système à même d'apporter cette aide à ceux qui en ont besoin sans préalablement les reconnaître comme handicapés.

 

Handicap et société

On reproche au processus d'appréciation des handicaps d'être en même temps un processus de création parce que de désignation de ceux-ci.

Cette critique du labelling  présente une part de vérité qu'on ne saurait nier. Il est certain que toute législation d'assistance risque de perpétuer la cause qui la provoque et que la préparation à l'autonomie par l'assistance ne va pas sans contradictions.

Elle n'en est pas moins très exagérée. Un grand nombre de personnes handicapées ou de familles (souvent trop hâtivement jugées pour cela) ne nient pas leur handicap ou celui de leurs enfants et n'en sont pas honteux. Ils entendent simplement qu'il soit compensé si besoin est avec l'aide de la collectivité. Certes, on soutient que les législations générales doivent remplir leur office pour l'ensemble des citoyens, dont les handicapés, et éviter ainsi les législations spécifiques. Il s'agit largement d'un faux débat. Ou les personnes handicapées peuvent bénéficier comme les autres des législations générales et n'ont pas besoin d'interventions spécifiques, ou elles en ont besoin et il y aura toujours nécessité d'une reconnaissance du handicap. Il faut prendre garde que la critique de la société d'assistance, faite au nom d'idéologies opposées de contestation " radicale " et d'efficience économique par réduction des coûts sociaux, conduise à un recul des solidarités sociales.

La critique du labelling  est liée à celle de la société tutélaire, de la société d'assistance qu'il faut éviter. Une politique " préventive, globale et promotionnelle " éviterait les circuits d'assistance spécialisée, générateurs de mise à l'écart et de mise en tutelle. Elle permettrait, par un développement des solidarités communautaires, l'autoprise en charge des milieux de vie en y intégrant les problèmes particuliers des handicapés, le recul des interventions technicisées et ségrégatives. Que la prévention des risques de handicap soit nécessaire ne saurait faire de doute. Il semble cependant que la condamnation des structures spécialisées comme invalidantes et l'appel à une action sociale plus globale ne rendent pas compte de l'ensemble des aspects du problème. Les cas de handicaps sont extrêmement divers. Aucune société ne connaît un fonctionnement des structures scolaires, professionnelles, de solidarité locale qui puisse éviter les interventions spécialisées. C'est davantage par l'ouverture de ces interventions sur la société globale et par l'amélioration nécessaire du fonctionnement des services généraux tels que la médecine scolaire et la protection maternelle et infantile que par une intégration volontariste de la prise en charge des problèmes des personnes handicapées dans le seul cadre géographique local que se poursuivra le mouvement d'intégration sociale de ces personnes.

Mais il est vrai que les fins mêmes de la réadaptation sont aujourd'hui contestées. S'agit-il de favoriser l'insertion sociale dans une société elle-même " handicapante " ? Cette remise en cause est alors de nature politique. On ne peut, ici encore, que relever que les handicaps ont existé et existeront dans toutes les sociétés, qu'elles soient traditionnelles, libérales ou socialistes. Il n'est pas prouvé que les structures sociales actuelles soient génératrices d'un nombre de handicaps plus grand que par le passé – il ne faut pas confondre progression des handicaps et progression de leur connaissance et de leur prise en charge sociale – ni que la condition des handicapés soit supérieure dans les sociétés de type socialiste à ce qu'elle est dans les sociétés libérales développées.

Les fins de la réadaptation sont non seulement contestées à ce niveau très global, mais encore discutées à des niveaux plus concrets et moins idéologiques. Ainsi, l'objectif de remise au travail des handicapés mentaux adultes est-il mis en cause par un certain nombre de professionnels, alors que la plupart des associations gestionnaires émanant de parents entendent continuer à le promouvoir. Ainsi, dans les institutions pour enfants handicapés, la part des fonctions éducatives et thérapeutiques est-elle objet de débats. S'agit-il de dispenser à l'enfant handicapé, notamment mental, une éducation permettant, dans des conditions adaptées, une préparation aux contraintes sociales qu'adulte il connaîtra ou de laisser s'exprimer sa personnalité profonde, sans contraintes strictes et en considérant comme de simples symptômes, socialement mal tolérés mais tolérables, les manifestations du handicap ? ہ l'intérieur des finalités éducatives, faut-il s'efforcer de donner à l'enfant handicapé un enseignement aussi proche que possible de l'enseignement ordinaire ou mettre en œuvre d'autres modalités éducatives plus orientées vers la recherche de relations épanouissantes que vers l'acquisition de connaissances, vers l'expression personnelle que vers la normalisation sociale ? Tout équilibre sera toujours précaire et évolutif entre ces différents courants où les nécessités techniques et thérapeutiques ne peuvent se distinguer clairement des idéologies sociales et de conceptions différentes de la place de l'homme dans le monde.

Ces interrogations sont toutes liées à l'opinion que l'on se fait de la part respective de la normalisation et de la reconnaissance, voire de l'affirmation des différences, au fondement des politiques de réadaptation. Que la différence de la personne handicapée doive être admise par la société et que celle-ci doive lui donner les moyens de la dépasser quand c'est possible, de l'assumer et de la mieux vivre dans tous les cas, n'est plus contesté. Mais que le handicap soit seulement considéré comme une simple différence parmi d'autres n'en continue pas moins à poser problème. L'évolution des mentalités dans nos sociétés permet aujourd'hui que les personnes handicapées bénéficient enfin d'un ensemble de prestations et donc d'un statut social que souligne le pictogramme du fauteuil roulant (symbole international d'accessibilité distribué par le Comité national français liaison réadaptation handicapés, le C.N.F.L.R.H.) que l'on trouve dans un grand nombre de lieux publics, dans les transports ainsi que dans des brochures d'information. Si les politiques de réadaptation doivent se garder d'imposer aux personnes handicapées des normes sociales préétablies et uniformes, elles ne sauraient non plus négliger la nécessité sociale d'une certaine normalisation ni faire comme si le handicap qu'il s'agit de compenser et si possible de dépasser n'existait pas ou était une situation toujours et partout comparable à celle de " non-handicap ". Affirmer l'existence d'une normalité physique et mentale par rapport à laquelle des écarts sont constatés du fait d'infirmité ou de maladie, voire dans certains cas des nécessités de fonctionnement ou de dysfonctionnement des structures ordinaires, ne suppose pas un jugement de valeur péjoratif sur ces écarts à la norme ni une affirmation de moindre dignité de ceux qu'ils affectent dans leur extrême diversité. C'est en reconnaissant le handicap comme une différence parmi d'autres, mais aussi un écart à la norme du fait de la moindre efficience de certaines fonctions, que la société a le devoir de compenser, par le jeu de politiques de solidarité, d'intégration et d'accessibilité, que l'on continuera à faire progresser la condition des personnes handicapées et leur meilleure acceptation par les autres dans toute la réalité de leur personne.

Parmi les réalisations qui tiennent particulièrement compte de la personne humaine, il faut évoquer le nombre d'associations d'handicapés en France et dans le monde et les jeux Paralympiques pour handicapés physiques et visuels ; ils ont lieu tous les quatre ans dans le pays organisateur des jeux Olympiques.

 Article proposé par

ben kacem   REDA

CLUB HANDICAP MECHOUAR TAZA HAUT

MAROC.

www.kacimi@hotmail.fr


Posté le 18/04/2009 | 94 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
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baodo ahkam ouaoukin fil islam

 

 

بعض أحكام المعوقين في الشريعة الإسلامية


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2009

السلام عليكم ورحمة الله وبركاته
والصلاة والسلام على المبعوث رحمة للعالمين وعلى اله وصحبه وسلم
د. طارق الطواري
قامت الشريعة الإسلامية على التيسير ورفع الحرج والمشقة عن الناس.. ومن ذلك أن عنت بالمرضى والمعوقين فأولتهم عناية خاصة، وخففت عنهم في الأحكام الشرعية، بما يسمى بتخفيف الإبدال، فأبدلت العاجز منهم عن الطهارة بالماء بالتيمم، وأبدلت العاجز عن القيام بالصلاة بالقعود.. وما هذه الورقة إلا لبيان هذا الجانب العظيم من عناية الشريعة بالمعوقين، متناولا بذلك تعريف المعوق وصوره، ثم اليسر والمرونة في الشريعة الإسلامية من خلال الآيات والأحاديث، ثم أنواع اليسر كمقدمة ضرورية للدخول إلى التخفيف عن المكلفين، ومنه التخفيف للمرض بصوره وأنواعه، ثم أهم المسائل الشرعية المتعلقة بالمعوق.
من هو المعوق؟
يقول الدكتور/ محمد الطريقي ـ في كتابه "مراحل حاسمة":
هو: الذي يحتاج إلى الآخرين في تدبير حياته الجسدية، وهو العاجز عن توجيه نفسه في مجتمعه، وهو الذي لا يستطيع التحرك بفاعلية أمام الآخرين، ولا يستطيع القيام بعمل منتج، قياسا بمن هم في مثل عمره وجنسه وبيئته، وهو العاجز عن المشاركة في العلاقات الاجتماعية وتأمين العيش لنفسه.
من صور الإعاقة
الإعاقات البصرية: (العمى ـ العوي).
إعاقات جسمية: (شلل دماغي، الرعاش، عرج، شلل أطفال ـ المقعد / شلل اليد ـ الأقطع ـ الصرع ـ الصمم ـ الأبكم، الاضطراب في النطق، التأتأة ـ الأخرس ـ التخلف القلي ـ المعتوه ـ المجنون).
التيسير
1)
التيسر: هو التسهيل وعدم المشقة على النفس أو الغير.
وأخص منه:
2)
التخفيف: وهو رفع مشقة الحكم الشرعي بنسخ أو تسهيل أو إزالة بعضه، فهو إزالة ما كان فيه عسر في الأصل.
3)
الترخيص: هو الإذن بعد المنع، وهو الحكم النازل باليسر بعد العسر لعذر من الأعذار.
4)
التوسعة، وهي ضد الضيق، ووسع على أهله: أغناهم ورفعهم. هي أعلى من التيسير.
5)
رفع الحرج: الحرج الضيق: ما فيه مشقة فوق المعتاد.
إزالة ما في التكليف من مشقة برفع لتكليف من أصله، إما بالتخفيف أو بالتخيير، كرفع الحرج في اليمين بالحنث.
ومن هنا جاءت القواعد الفقهية المشهورة:
(
المشقة تجلب التيسير)، (الأمر إذا ضاق اتسع)، (الميسور لا يسقط بالمعسور).
تخفيف الإبدال كإبدال الغسل والوضوء بالتيمم وإبدال القيام بالقعود.
حكم التيسير
اليسر ورفع الحرج صفتان أساسيتان في دين الإسلام.
مقصد أساسي من مقاصد الشريعة، قال تعالى: { هُوَ اجْتَبَاكُمْ وَمَا جَعَلَ عَلَيْكُمْ فِي الدِّينِ مِنْ حَرَجٍ } [ الحج: 78 ].

قال ابن عباس: إنما ذلك سعة الإسلام، وما جعل الله فيه من التوبة والكفارات.
وقال تعالى: { يُرِيدُ اللّهُ بِكُمُ الْيُسْرَ وَلاَ يُرِيدُ بِكُمُ الْعُسْرَ} [ البقرة: 185 ].
وقال تعالى: { يُرِيدُ اللّهُ أَن يُخَفِّفَ عَنكُمْ وَخُلِقَ الإِنسَانُ ضَعِيفًا} [ النساء: 28 ].
وقال صلى الله عليه وسلم: "بعثت بالحنيفية السمحة" أخرجه أحمد وسنده حسن.
أي: السهلة اللينة، وقوله صلى الله عليه وسلم: "إن هذا الدين يسر ولن يشاد الدين أحد إلا غلبه" البخاري.
وقوله صلى الله عليه وسلم: "إن الله شرع هذا الدين فجعله سمحا سهلا واسعا ولم يجعله ضيقا".
أنواع اليسر في الشريعة الإسلامية
ثلاثة أنواع:
النوع الأول : تيسير معرفة الشريعة والعلم بها، وسهولة إدراك معانيها وأحكامها، فحملتها الأوائل من الأميين، وممن ليس لهم علم بكتب المتقدمين ولا بعلومهم من المنطق والرياضيات والعلوم الكونية ولا من العلوم الدينية، بل كانوا على الفطرة، ورسولهم مثلهم أمي، قال تعالى: { هُوَ الَّذِي بَعَثَ فِي الْأُمِّيِّينَ رَسُولًا مِّنْهُمْ}[ الجمعة: 2 ].
ورسالته خاتمة الرسالات عامة لكل من عاصره أو جاء بعده، عربهم وعجمهم بمن فيهم من قوي وضعيف وعالم وجاهل، الذكي والبليد. جاءت بأسلوب ميسور للفهم والعقل والعلم، إذ لو كان العلم بها عسيرا لكان عسيرا على جمهور المكلفين منهم مقاصد الله تعالى، ومن هذا النوع:
تيسير القرآن: { وَلَقَدْ يَسَّرْنَا الْقُرْآنَ لِلذِّكْرِ فَهَلْ مِن مُّدَّكِرٍ} [ القمر: 54 ]. { فَإِنَّمَا يَسَّرْنَاهُ بِلِسَانِكَ لِتُبَشِّرَ بِهِ الْمُتَّقِينَ} [ مريم: 97 ].
أ ـ فهو ميسر تلاوة لخلوه من التعقيد اللفظي.
ب ـ ميسر للحفظ.
ج ـ سهولة الاتعاظ به؛ لشدة تأثيره في القلوب؛ لاشتماله على القصص والحكم والأمثال.
د ـ تلذذ القلب وطرب الآذان بسماعه.
تيسير الأحكام الاعتقادية:
تعريف الأمور الإلهية بما يسع فهمه، فحضت على النظر في الفلك والمخلوقات وما عسر فهمه، فأرشدك الله إلى قوله: {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ}.
التيسير في الأحكام العملية:
فقدر الشارع أمية المدعوين واختلاف أفهامهم، كتعليق أوقات الصلاة بحركة الشمس، والصوم والإفطار بالغروب وطلوع الفجر، ودخول رمضان بهلاله.
النوع الثاني : يسر الأحكام الشرعية العملية:
ـ يسر أصلي فيما شرع من الأحكام من أصله ميسرا لا عنت فيه.
ـ اليسر التخفيفي، وهو ما وضع في الأصل ميسرا، غير أنه طرأ فيه النقل بسبب ظروف استثنائية وأحوال تخص بعض المكلفين، فيخفف الشارع عنهم ذلك الحكم الأصلي.
فمن اليسر الأصلي:
إعفاء الصغير والمجنون من الأحكام التكليفية.
وإعفاء النساء من صلاة الجمعة ووجوب صلاة الجماعة.
واشترط في الزنى أربعة شهود، وللرجم الإحصان، واستثنى الولي الفقير من عدم الأكل من مال اليتيم تخفيفا عليه.
ومن اليسر التخفيفي:
السماح للولي بمخالطة مال اليتيم بعد ما كان ممنوعا: { وَيَسْأَلُونَكَ عَنِ الْيَتَامَى قُلْ إِصْلاَحٌ لَّهُمْ خَيْرٌ }، وقال تعالى: { وَإِنْ تُخَالِطُوهُمْ فَإِخْوَانُكُمْ}، { وَلَوْ شَاء اللّهُ لأعْنَتَكُمْ} ، أي: شق عليكم بإيجاب عزل نفقة اليتيم.
ومن السنة تجنب النبي صلى الله عليه وسلم ما كان سببا في التكاليف الشاقة على المسلمين، فمن ذلك حث أصحابه على ترك السؤال حتى لا يفرض علينا، مثل الحج.
وقال صلى الله عليه وسلم: "لولا أن أشق على أمتي لأمرتهم بالسواك عند كل صلاة".
النوع الثالث : أمر الشريعة للمكلفين بالتيسير على أنفسهم وعلى غيرهم كما كان النبي صلى الله عليه وسلم يفعل بالفتوى ويأمر بذلك أصحابه.
أسباب التخفيف
هم الأعذار التي جعلت سببا للتخفيف عن العباد:
المرض ـ السفر ـ الإكراه ـ النسيان ـ الجهل ـ العسر ـ عموم البلوى.
ويهمنا أن نتناول المرض:
المريض: من خرج بدنه عن حد الاعتدال، فيضعف عن القيام بالمطلوب.
وقد خصته الشريعة بمزيد عناية؛ لأن المرض مظنة العجز، فخفف عنه الشارع الحكيم في حال العجز عن استعمال الماء أو الوضوء أو خوفه على نفسه بزيادة المرض إن أصابه الماء، أو كان سببا في الهلاك أو تأخر الشفاء، رخص في ترك الوضوء والانتقال إلى التيمم: { وَإِن كُنتُم مَّرْضَى أَوْ عَلَى سَفَرٍ أَوْ جَاء أَحَدٌ مِّنكُم مِّن الْغَآئِطِ أَوْ لاَمَسْتُمُ النِّسَاء فَلَمْ تَجِدُواْ مَاء فَتَيَمَّمُواْ صَعِيدًا طَيِّبًا} [ النساء: 43 ].
كما خفف عن العضو المجبر في المسح على الجبيرة.
وإن عجز عن القيام للصلاة أداها قاعدا أو مضطجعا، أو مومئا، أو ما يتناسب مع عجزه الذي سببه المرض.
قال صلى الله عليه وسلم: "صل قائما فإن لم تستطع فقاعدا … " البخاري.
وخفف عن المريض بالأذن في التخلف عن الجمعة والجماعة.

وخففت عنه بإجازة التداوي بالنجاسات، وإباحة الطبيب للعورة أو لسوأتيه.
وخفف عنه بحال الصيام بالفطر وقضاء ما فاته:
قال تعالى: { وَمَن كَانَ مَرِيضًا أَوْ عَلَى سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِّنْ أَيَّامٍ أُخَرَ} [ البقرة: 185 ].
وخفف عن الشيخ الهرم ب إخراج الفدية بدلا من الصوم:
قال تعالى: { وَعَلَى الَّذِينَ يُطِيقُونَهُ فِدْيَةٌ طَعَامُ مِسْكِينٍ} [ البقرة: 184 ].
وأجاز للمريض الخروج من معتكفه.
وخفف عنه بعض الأحكام المتعلقة بمناسك الحج، فأجاز له التحلل عن الإحصار مع ذبح الهدي، وأجاز له الاستنابة في رمي الجمار، وفعل المحظورات في الإحرام، من لبس قميص، كما أباح له حلق رأسه إن كان به جراحه، وعليه فدية: { فَمَن كَانَ مِنكُم مَّرِيضاً أَوْ بِهِ أَذًى مِّن رَّأْسِهِ فَفِدْيَةٌ مِّن صِيَامٍ أَوْ صَدَقَةٍ أَوْ نُسُكٍ} [ البقرة: 196 ].
قد جعل الله سبحانه المرض سببا في التخفيف عن المريض يوم الحساب، وذلك يكفر ذنوبه بما يصيبه في الدنيا وبما يلحقه بها من ألم أو هم أو غم، بقوله صلى الله عليه وسلم: "ما يصيب المؤمن من نصب ولا وصب ولا هم ولا حزن ولا أذى ولا غم حتى الشوكة يشاكها إلا كفر الله بها من خطاياه" البخاري.
ويقول شيخ الإسلام ابن تيمية في منهاج السنة (6/228):
"
وهذا المعنى المتواتر عن النبي صلى الله عليه وسلم ـ في أحاديث كثيرة، والصحابة ـ رضوان الله عليهم ـ كانوا يبتلون بالمصائب خاصة، وابتلوا بمصائب مشتركة، كالمصائب التي حصلت في الفتن، ولو لم يكن إلا أن كثيرا منهم قتلوا، والأحياء أصيبوا بأهليهم وأقاربهم، وهذا أصيب في ماله، وهذا أصيب بجراحته، وهذا أصيب بذهاب ولايته وعزه، إلى غير ذلك، فهذه كلها مما يكفر الله بها ذنوب المؤمنين من غير الصحابة، فكيف بالصحابة؟ وهذا مما لا بد منه".
ـ أهم مسائل المعوق وأحكام المعاق
شروط الحكم التكليفي: العلم والقدرة والإمكان، فلا تجب الشريعة على من لا يمكنه مثل المجنون والطفل، ولا تجب على من يعجز عن الجهاد كالأعمى والمريض، ولا تجب الطهارة بالماء والصلاة قائما والصوم على من يعجز عنه. وأهم المسائل:
نزع الجبيرة لا ينقض وضوءه.
صاحب القدم ال صناعي واليد والصناعية لا يلزمه المسح عليها، أما إذا بقي من الكعب أو اليد شيء وجب غسله، وإن لبس عليه خفا مسحه. الفوزان ـ المنتقى من فتاوى صالح الفوزان (5/11).
من خرجت منه النجاسة وهو لا يشعر أو لعدم القدرة على التحكم لمرض فلا بأس عليه؛ لقوله تعالى: { فَاتَّقُوا اللَّهَ مَا اسْتَطَعْتُمْ}، { لاَ يُكَلِّفُ اللّهُ نَفْسًا إِلاَّ وُسْعَهَا }، فهذا منتهى استطاعته. ولا يتوضأ إلا عند دخول وقت الصلاة.
وللمعوق أن يعتمر بثيابه إذا اضطر لذلك، ويذبح شاة يوزعها على فقراء الحرم، أو يطعم ست مساكين، لكل مسكين نصف صاع، أو يصوم ثلاثة أيام، قياسا على ما جاء في حلق الرأس. 1
يجوز أن يُحج عن المعاق إن كان مرضه مزمنا، بشرط أن يكون الوكيل قد حج عن نفسه.
يجوز للمرأة أن تضع حجابها بحضور الأعمى، أو أن تكشف وجهها؛ لحديث فاطمة بنت قيس، فقد قال لها النبي – صلى الله عليه وسلم -: "اعتدى في بيت ابن أم مكتوم فإنه رجل أعمى تضعين ثيابك عنده" متفق عليه. 2
الكفيف الذي يستطيع السفر إلى مكة مع وجود النفقة والمحرم للمرأة، فإنه يجب عليه أداء فريضة الحج بنفسه، وليس العمى بعذر، وإنما الموت أو العجز هو العذر، وأما حجة النافلة ففيها خلاف بين العلماء. 3
ويجوز تخصيص صاحب العاهة والمعوق والأعمى من الأولاد بمزيد عطية وعناية ونفقة، وهو أحد قولي العلماء، واختاره ابن قدامة في المغني. 4
والمتخلفة عقليا يجب سترها وإلباسها الحجاب: فإن تركها وسيلة إلى الفتنة بها ووقوع الفاحشة والضرر عليها، ولا حرج عليه فيما تركت بغير عمد؛ لنقص العقل. 5
وللمجنون حق في الإرث من التركة إذا وجبت له ما لم يتصف بالرق أو قتله مورثه أو اختلاف معه في الدين.
وكذلك الشيخ الكبير يصلي على حاله ويمسح بخرقة إذا تخلى، ويوضئه غيره إن أمكن، ويجمع بين الصلاتين بلا قصر.
من عجز عن القيام في الصلاة فإن الله يعطيه أجر القائم، فمن قعد لعجزه فإن الله يعطيه أجر القائم؛ لحديث "إذا مرض العبد أو سافر كتب له من العمل ما كان يعمله وهو صحيح مقيم".
من كانت به إعاقة بالنطق، كالأثلغ الذي يجعل الراء غينا، والذي يدخل حرفا بحرف، أو من يلحن لحنا يحيل المعنى، فهو كالأمي؛ يجوز صلاته في مثله. 6
طلاق المجنون والمعتوه لا يصح: قال شيخ الإسلام:
"
فأما المجنون والطفل الذي لا يميز: فأقواله كلها لغو في الشرع، لا يصح منها إيمان ولا كفر، ولا عقد من العقود، ولا شيء، باتفاق المسلمين. وكذا النائم إن تكلم مناما". 7
حديث "رفع القلم عن ثلاث" يدل على رفع الإثم. ومن الصور المندرجة تحته:
قتل غير المكلف كالصبي والمجنون والبهيمة جائز لدفع عدوانهم بالنص والاتفاق إلا في بعض المواضـع.
وأما فعل الفاحشة فإنه يضرب تأديبا ولا يقام عليه الحد، إما لانتفاء العلم بالحرمة، أو لالتقاء العقل بالجنون، وهذه شبهة دارئة للحد. فالعقوبة ا
Posté le 16/04/2009 | 23 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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al iaaka lada atfal

ذوي الإحتياجات الخاصة أنتم أيضا عنصر فاعل ومهم وبكم تنهض المجتمعات , خاص بدوي الإحتياجات الخاصة , أطروحة حقيقية بنفرد بها القسم ونأتي جميعا بأفكار تساعد على النظرة التفائلية وتطرح الأمل في القلوب .

الإعاقة لدى الأطفال .. لا تنس أسبابها
إن تفهم أسباب الإعاقة يساعد على الوقاية منها، وبالتالي تجنب أعداد كبيرة من حالات الإعاقة والتي قد تترك عبئاً ثقيلاً على الفرد والأسرة والمجتمع لما تحتاجه من إمكانات مادية وبشرية كبيرة.يمكن تقسيم أسباب الإعاقة إلى مراحل، تشكل كل مرحلة خطراً يمكن أن يأتي بإعاقات، ويمكن العمل إبان هذه الفترة للتقليل من خطورتها .
أولاً : فترة ما قبل الولادة (أي قبل وأثناء الحمل): من أخطارها الأمراض الوراثية، تنافر الزمر الدموية بين الأبوين، بعض أمراض الزوجين. وهنا ينبغي زيادة التوعية بهذه الحالات، وطلب الاستشارات الطبية، والحرص على فعالية الشهادة الطبية المتبعة لسلامة الزوجين.يمكن إضافة حالات أخرى مثل مرض السكري عند الحامل، سوء التغذية، تناول الحامل بعض الأدوية الضارة بالجنين، التعرض للأشعة، بعض الأمراض الفيروسية كالحصبة الألمانية وبشكل خاص في الأشهر الثلاث الأولى من الحمل.ومن هنا تتضح أهمية مراقبة الأم الحامل من خلال برنامج رعاية الأمومة الذي تقدمه مراكزنا الصحية.
ثانياً : فترة الولادة: وهي تشمل الحالات المختلفة التي تلحق الضرر بالوليد والأم مثل عسرات الولادة ورضوض الوليد أثنائها، حالات نقص الأكسجين، وحالات اصفرار الوليد الشديدة (اليرقان)، وغيرها.ومن هنا تتضح أهمية فترة الولادة وضرورة قيام الأم والمجتمع بتأمين ولادة آمنة سليمة تحت الإشراف الطبي لتجنب العديد من حالات الإعاقة.
ثالثاً : فترة ما بعد الولادة: وهي أيضاً فترة حرجة، خاصة في السنوات الأولى، وذلك لإمكانية إصابة الطفل بالعديد من أمراض الطفولة كالحصبة وشلل الأطفال والدفتريا وغيرها بالإضافة إلى أمراض سوء التغذية.وهذا يؤكد أهمية برامج رعاية الطفولة والذي يشمل برنامج التلقيح والتغذية والمراقبة بالإضافة إلى التثقيف الصحي للأهل.ومع التطور الاقتصادي والاجتماعي زادت حوادث المنزل والطريق والعمل وأضحت سبباً مهماً لحدوث الإعاقة. نعم نستطيع جميعا أن نتجنب الكثير من حالات الإعاقة التي قد تصيب أطفالنا، ونسهم في بناء مستقبل أفضل للجميع.

توقيع مروان عيد :

 


Posté le 16/04/2009 | 36 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
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saarah







الصرع

تعريف الصرع


هو مرض عضوي مزمن يصيب الإنسان في مرحلة من مراحل عمره، ولكن يختلف عن الأمراض المزمنة الأخرى حيث أن الطفل طبيعي ماعدا تلك الدقائق التي تحدث فيها النوبة التشنجية، وقد يستمر معه لسنوات عديدة، وكأي مرض مزمن يؤثر على مجرى حياة الطفل اليومية
النوبة الصرعية 
هي حدوث اضطراب مؤقت في وظيفة من وظائف الدماغ ( أو عدة وظائف مجتمعة ). وهذا الاضطراب يحدث بغتة وعادة لفترة زمنية محددة ( تستمر لدقائق ) ثم ينتهي فجأة أي أن البداية والنهاية ليس لهما حدود واضحة
هل الطفل المصاب بالصرع معاق ؟
الطفل المصاب بالصرع طفل طبيعي ماعدا تلك اللحظات التي تحدث فيها النوبة التشنجية حيث قد يفقد الوعي لمدة محددة يرجع بعدها لحياته بصورة طبيعيةµ
أسباب الصرع
1) سبب عضوي: وهي التي تؤدي إلى تلف بعض خلايا المخ مسببة تليفها وتصل نسبة الإصابة إلى 25% من حالات الصرع.
ومن هذه العوامل
* نقص الأوكسجين والاختناق خصوصاً عند المواليد أثناء الولادة.
* إصابات الدماغ من الحوادث المختلفة ( حوادث الطرق )
* حدوث نزف في المخ أو تجلط في الأوعية الدموية في المخ.
* التهاب المخ ــــ التهاب السحايا.
* التشوهات الخلقية في أنسجة المخ.
2) صرع ليس له سبب عضوي: وهو ما يسمى صرع ذاتي يحدث في حوالي 50% من الحالات.

3) الوراثة: إن المرض شائع في عائلات ثلث المصابين بنوبات الصرع.

4) أسباب مجهولة.
نسبة انتشاره
تتراوح نسبة الانتشار في المجتمع مابين ( 5-7 ) حالات في كل 1000 فرد.
أنه قد يصيب الإنسان في أي مرحلة من مراحل العمر من الولادة وحتى الشيخوخة.
أشكال النوبة الصرعية
1) نوبة صرعية في أحد مراكز الحساس ينتج عنها إحساس غير واقعي كشم رائحة غريبة أو رؤية أضواء غير حقيقية أو الإحساس بالألم أو التنميل في جزء من الجسم.
2) نوبة صرعية في احد مراكز الحركة وينتج عنها ما يسمى بالتشنج Convulsion حيث تكون حركة الأطراف عنيفة وقد يصاحب ذلك فقدان الوعي والسقوط علىالأرض.
3) نوبة صرعية في أحد مراكز السلوك ينتج عنها سلوك غير مبرر كالضحك من غير سبب أو الشعور بالخوف أو الألفة أو القيام بالركض من غير هدف أو عمل حركات باليد مشابهة لحركات الكتابة أو فتح العلب أو الأزرار.
أنواع النوبات الصرعية
1) النوبات الصرعية العامة وهي التي ينتشر فيها النشاط الصرعي ليشمل المخ ككل وفيها يفقد المصاب وعيه بالكامل وقد يصاحبها حدوث تبول لاإرادي مع زيادة إفرازات اللعاب.
2) النوبات الصرعية الجزئية وهي التي يبقى فيها النشاط الصرعي محدوداً بمركز أو أكثر من مراكز المخ دون أن يشمل المخ ككل وهي بذلك تكون غير مصاحبة بفقدان الوعي.
مستوى الذكاء والتخلف العقلي في حالات الصرع
هناك اعتقاد خاطئ أن المصابين بالصرع متخلفون عقلياً، ولكن في الحقيقة أن بعض المصابين بالصرع لهم عقليات ممتازة وكثير منهم يتساوون مع غيرهم من الأطفال الأصحاء وبعضهم مصابون بالتخلف العقلي.

 


Posté le 16/04/2009 | 32 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
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tadrib ilmi lilmouakin



التدريب العملي لذوي الإعاقة العقلية
بسبب نقص القدرات الذهنية للفرد ذي الإعاقة العقلية فإنه يمر بخبرات متكررة من الفشل فيصاب بالإحباط ويشعر بالعجز والدونية وأنه لا يستطيع القيام بالأعمال التي يقوم بها أقرانه ممن هم في مثل سنه أو من يصغرونه ولذلك نجده يعتمد على الآخرين في شئونه وتلبية احتياجاته.
ولأن هذا الفرد يملك قدرات ولو محدودة فعلينا أن نستثمر هذه القدرات وندربه على أعمال تناسب قدراته المحدودة فاحتياجه إلى التدريب العملي هو الأجدى والأنفع لمساعدته للقيام ببعض الأعمال التي يمكنه الاعتماد فيها على نفسه. ويقل بذلك اعتماده على الآخرين في تصريف شئونه. وبذلك يتحقق له الكثير من التكيف الاجتماعي والتكيف الشخصي وأيضاً يتحقق التفاعل الاجتماعي ويساعده بالتالي على تحقيق ذاته وشعوره بقيمته.
ان التدريب العملي الجيد والمنظم لهؤلاء الأفراد على أعمال تناسبهم وتناسب إمكاناتهم يساعدهم على تحقيق النجاح الذي يعوضهم بكل تأكيد عن الفشل الذي يشعرون به في مجال التعليم العام والذي لا يتناسب مع قدراتهم، فهذا النجاح يحقق لهم قدراً كبيراً من التكيف مع من حولهم وبيئتهم التي يعيشون فيها.
ان النجاح الذي يحققه هؤلاء الأفراد يساعدهم بلا شك في تغيير الصورة السالبة عنهم وعن قدراتهم وإمكاناتهم وبالتالي تتغيير صورتهم نحو ذواتهم إلى الأفضل وبالتأكيد ستتغير نظرة المجتمع لهم وكل هذا سيشعرهم بدورهم وقيمتهم وكفاءتهم وفاعليتهم. وسوف يخفف هذا النجاح من معاناتهم النفسية ويعمل على تحقيق التوازن الداخلي وإعطائهم الدافعية لتحقيق المزيد من التقدم والنجاح واكتساب الخبرات والمهارات الاجتماعية.
ان التدريب العملي يتيح لهم الفرصة للتعبير عن قدراتهم والاستفادة القصوى من هذه القدرات ويجعلهم قوة منتجة بالمجتمع وليست قوى معطلة تمثل عبئا على الآخرين ممن حولهم وعلى المجتمع. ولنثق جميعاً بأن هؤلاء الأفراد بالرغم من وجود جوانب قصور لديهم فهناك على الجانب الآخر جوانب قوة علينا أن نبحث عنها وأن نصل إليها ومن ثم استثمارها لنحقق من خلالها الكثير والكثير لهم وللمجتمع.

 


Posté le 16/04/2009 | 58 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article
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